F.A.Q

FAQ

Qui utilise PerfAlim ?

PerfAlim est une méthode de calcul développée par le Céréopa, et mise à disposition des agriculteurs gratuitement depuis 2012 via ce site internet. Mais la méthode PerfAlim est également utilisée par d’autres acteurs, publics et privés, afin de calculer la performance nourricière d’une exploitation ou d’un territoire. Elle est notamment utilisée dans les outils SysTerre (Arvalis), Cap2ER (IDELE) pour le calcul de la Performance Nourricière des exploitations étudiées. PerfAlim est également sollicité dans l’outil PerfAgroP3® du Céréopa. Enfin, PerfAlim est intégré à l’outil ClimAgri® de l’ADEME (LBC Grandes Cultures).

Comment calculer la performance nourricière de mon exploitation ?

La performance de l’exploitation se calcule à partir des denrées vendues, auxquelles on déduit les denrées achetées à l’extérieur. Elle se calcule sur 12 mois (année calendaire ou campagne céréalière  par exemple) et se cale en général sur votre comptabilité. Elle nécessite en effet de disposer d’éléments lors de la saisie des données comme les volumes et types de produits vendus, volumes et types d’aliments du bétail achetés, nombre d’animaux vendus et poids vif moyen, etc.). Le calculateur rapporte automatiquement chaque item à sa valeur nutritionnelle pour l’humain, et calcule la performance de l’ensemble de l’exploitation.

Le calcul est-il différent si je suis en agriculture Bio ?

Le calcul est exactement le même pour une exploitation en Agriculture Biologique. Les denrées vendues sont à renseigner de la même manière, de même que les ressources achetées par l’exploitation.

Je n'ai pas de données de production, comment faire ?

Pas de problème ! La méthode PerfAlim n’a besoin que des éléments qui ont été achetés à l’extérieur, ainsi que ceux vendus. Les productions végétales auto-consommées pour produire des produits animaux ne sont pas prises en compte (pas de double-comptage). Si une partie du maïs produit sur l’exploitation est consommé par le bétail par exemple, il n’a pas à apparaître dans les cultures vendues. Vous pouvez ainsi vous référer aux factures détaillant les volumes sortis de l’exploitation.

Dois-je prendre en compte les débouchés non alimentaires de mes productions ?

Le calcul du potentiel ou de la performance nourricier(e) ne se soucie pas des débouchés des cultures. On estime, par défaut, une valorisation exclusivement en alimentation humaine de tout ce qui est théoriquement valorisable par l’homme. C’est par exemple pour cela que les fourrages ou les tourteaux ne sont pas comptabilisés dans les calculs. On obtient ainsi le maximum de personnes que l’on peut nourrir avec ses productions. Cependant, si l’agriculteur a connaissance de débouchés hors alimentation humaine de ses cultures (par exemple si son blé ou son maïs est livré à une usine d’éthanol, sa graine de colza destinée à la production de biodiesel), il peut choisir de mieux coller à la réalité. C’est alors la pratique et non la théorie qui prime, pour calculer cette performance nourricière (qui s’éloigne donc du réel potentiel).

Pour cela, il existe trois moyens :

  • ne pas renseigner la matière première dans les ventes (je vends 100 t de maïs destiné à une éthanolerie voisine mais je ne renseigne pas cette matière première « maïs »)
  • la renseigner, mais mettre les volumes à zéro (je renseigne la matière première « maïs » mais je mets les volumes à zéro)
  • la renseigner en choisissant un intitulé spécifique (je renseigne les 100 t pour la matière première « maïs éthanol » disponible dans la liste).

Il peut être intéressant de comparer les deux scénarios (destination humaine ou débouché énergétique des cultures) pour comprendre l’impact sur cet indicateur de performance nourricière des débouchés non alimentaires de ses productions.

Comment prendre en compte la vente ou l'achat de blé fourrager ?

Le blé fourrager est une ressource majoritairement dédiée à l’alimentation animale, et présentant un intinéraire technique et des caractéristiques physico-chimiques le différenciant du blé meunier, destiné lui à l’alimentation humaine. Toutefois, ce blé demeure panifiable dans certaines conditions, il doit donc être comptabilisé comme un blé meunier dans PerfAlim.

Comment réaliser le calcul sur plusieurs exploitations ?

Le calcul de la performance nourricière sur un groupement d’exploitations est identique à celui pour une exploitation unique. Il faut pouvoir identifier la somme des denrées alimentaires entrées et sorties du système, qu’elles portent sur les produits végétaux, animaux, ou les aliments composés pour les animaux. Il faut ensuite renseigner les résultats dans le calculateur comme pour une seule exploitation. Si une des exploitations alimente en productions végétales ou en animaux une autre exploitation, ces transferts ne doivent pas apparaître comme une vente.

Quel est l'intérêt de faire plusieurs scénarios ?

Les scénarios peuvent correspondre à la situation évolutive de votre exploitation. Le scénario 1 correspond alors à la première année renseignée. Les scénarios suivants peuvent correspondre aux années suivantes si vous souhaitez refaire le calcul régulièrement. Cela vous permettra par exemple, de suivre l’impact des choix stratégiques réalisés dans la mise en place de nouvelles pratiques.

Mais vous pouvez aussi vous servir du calculateur pour comprendre l’impact de ventes ou d’achats différents  sur votre performance nourricière en modifiant les données d’entrée et de sorties pour faire des scénarios plus « prospectifs ». Si vous décidez par exemple d’être plus autonome pour nourrir vos VL, alors vous pourrez en calculer l’impact sur le nombre de personnes nourries. Dans ce cas, il faudra estimer aussi les volumes de lait à vendre qui pourraient évoluer en cas de changement de ration alimentaire.

L’intérêt est ici de comparer les différentes possibilités.

Je n’arrive pas à créer un nouveau scénario, pourquoi ?

Le nombre maximum de scénarios à tester sur votre compte est de 4, ce qui veut dire que si vous les enregistrez, vous ne pouvez en comparer que 4 au maximum. Vous pouvez ainsi suivre votre performance sur 4 ans. Au bout de la 5ème année, vous devrez en détruire un, pour en ajouter un nouveau. De même, si sur une même année, vous voulez vous servir du calculateur pour visualiser l’impact de plusieurs stratégies (achat d’aliments ou de matières premières différentes pour vos animaux par exemple), vous ne pourrez en réaliser que 4 (si aucun n’a été conservé auparavant). Dans tous les cas, nous vous conseillons d’enregistrer et de télécharger sous format PDF les résultats de vos scénarios, afin de garder des historiques.

Je n'arrive pas à passer à l'étape suivante dans le calculateur, comment faire ?

Dans le calculateur, une ligne vide est générée par défaut pour chaque atelier. Si vous n’avez pas d’activité dans cet atelier (ex : pas de productions animales vendues), appuyez simplement sur la poubelle à droite de la ligne, puis passez à la suite de votre calcul en cliquant sur suivant en bas de l’écran.

Comment réaliser le calcul sur un territoire ?

La notion de territoire peut différer : ensemble d’exploitations, périmètre d’une coopérative, territoire administratif comme un département. Il existe des biais possibles dans une approche plus systémique qu’une simple exploitation. C’est pourquoi nous vous invitons à contacter le Céréopa pour davantage de support méthodologique dans le calcul de la performance nourricière d’un territoire dans le formulaire de contact.

Comment prendre en compte une production de méteil ?

Le méteil est une association de plantes comprenant une ou plusieurs graminées et une ou plusieurs légumineuses. Soit le méteil est produit pour être utilisé dans l’exploitation agricole récolté sous forme de fourrages (ensilage, enrubannage, pâturage)  comme nourriture pour les animaux,  soit récolté pour la production de biogaz (méthaniseur). Dans ce cas d’autoconsommation, il ne doit pas être comptabilisé.

Les méteils grains peuvent aussi être vendu en partie après triage. Les volumes de grains vendus sont à renseignés matière première par matière première (triticale, féverole, etc.).

Puis-je choisir la race des animaux de mon exploitation?

Aujourd’hui il n’est malheureusement pas encore possible de distinguer les races des animaux élevés dans les exploitations. Cependant, cette option est à l’étude, et sera implémentée dès que possible dans le calculateur. Le fait de renseigner les poids vifs des animaux vendus permet cependant de tenir compte des différences de poids liées aux races.

Pourquoi renseigner les poids vifs des animaux

Le calcul de la performance nourricière d’une exploitation s’appuie sur la quantité de nutriments produits et exportés hors de l’exploitation pour alimenter la population. Pour calculer cette quantité de nutriments, nous avons besoin du nombre de têtes vendues, ainsi que de leur poids moyen à l’abattage. Nous convertissons ensuite ces données dans notre calculateur afin de l’exprimer en calories et grammes de protéine consommables par l’Homme pour définir la Performance Nourricière.

Comment choisir les aliments du bétail correspondant au mieux à mes achats

Les aliments du bétail sont à sélectionner dans une liste qui cherche à être la plus fine possible. Ainsi, il est possible de différencier les productions Bio, Non OGM et Standard notamment. Vous pouvez ainsi sélectionner dans la liste des aliments du commerce les éléments s’approchant le plus des aliments achetés dans votre exploitation.

Pourquoi dois-je spécifier si j'alimente mon cheptel en aliments du commerce non standard ?

Le fait d’indiquer des aliments Non OGM ou Bio, ou en lien avec un cahier des charges spécifique comme le Label Rouge, spécifie que les matières premières utilisées dans leur fabrication sont potentiellement différentes de celles utilisées pour la fabrication d’un aliment Standard.

Cette composition a une incidence sur la Performance Nourricière, puisque certaines matières premières sont consommables par l’Homme (comme le blé) et d’autres non (comme les drèches).

Que représentent exactement les valeurs nutritionnelles utilisées dans le calculateur ?

Ces valeurs sont issues des tables de composition nutritionnelle proposées par la FAO (dont NCT_SUA_2024) et explicitées dans l’onglet méthodologie. 
Pour les produits ayant vocation à entrer dans la chaîne alimentaire, seule la fraction effectivement utilisée pour l’alimentation, telle qu’elle atteint le consommateur, est prise en compte. Ainsi pour le blé, c’est la valeur de la farine qui est retenue, pour les betteraves, c’est celle du sucre et pour les graines oléagineuses, c’est celle de l’huile. Ce choix correspond strictement à celui de la FAO et les taux de valorisation retenus sont ceux de cette organisation quand ils sont disponibles. 
Ce principe vaut autant pour les matières premières livrées par l’exploitation agricole que pour celles que l’exploitation utilise pour son fonctionnement. C’est ainsi qu’une exploitation d’élevage qui achète des aliments du bétail verra sa performance nourricière diminuée de l’équivalent farine du blé contenu dans l’aliment, de l’équivalent huile présent dans le tourteau de graine oléagineuses quand son taux est supérieur à celui des procédés classiques d’extraction (tourteaux gras par exemple).Au contraire, sa performance nourricière ne sera pas dégradée par l’utilisation de tourteaux classiques, de son ou de pulpes de betterave. Cette symétrie de traitement, entre ce qui sort de l’exploitation et ce qui y rentre, permet d’éviter les doubles comptages et d’aboutir à des résultats globaux de performance nourricière cohérents. Ce choix permet aussi de montrer l’intérêt des co-produits qui sont susceptibles de produire de la performance nourricière d’origine animale sans en consommer.

Pourquoi proposer un indicateur « protéines animales » ?

Contrairement à l’énergie, une notion de qualité nutritionnelle intervient sur la protéine (équilibre entre les acides aminés, assimilabilité). En la matière, la FAO fait une distinction entre les protéines animales et les autres. Le choix d’un indicateur « protéine animale » réside donc premièrement de sa qualité spécifique. Mais la protéine animale peut aussi être perçue comme un marqueur d’autres nutriments importants plus spécifiquement fournis par les produits animaux. C’est en particulier le cas du calcium, des vitamines B6, B9 et B12 ainsi que du fer et du zinc. À ce titre, elle assure une fonction de « proxy », indicateur global d’un ensemble de nutriments nécessaires à la satisfaction des besoins alimentaires de l’humanité et porteurs de solutions potentielles contre les problèmes de nutrition. La FAO rappelait en 2023 (https://www.fao.org/newsroom/detail/meat-eggs-and-milk-essential-source-of-nutrients-new-fao-report-says-250423/fr) que « la viande, les œufs et le lait offrent des sources essentielles de nutriments particulièrement nécessaires qu’il est difficile d’obtenir dans le cadre d’une alimentation végétale »

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